FABRIQUE DE VASSILI SEMIONOV

FABRIQUE DE VASSILI SEMIONOV

1852 - début du XXe siècle

La manufacture d’orfèvrerie fondée à Moscou en 1852 par Vassili Semionov occupait une position stable dans le système de production de l’argent russe. L’entreprise fut ensuite dirigée par Maria Vassilievna Semionova, sous laquelle l’atelier développa l’émail peint et participa au mouvement du Modernisme russe.

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HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT

La fabrique fut fondée à Moscou en 1852 par Vassili Semionov. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle devint une entreprise structurée, avec un chiffre d’affaires annuel atteignant 75 000 roubles et plus de quarante ouvriers employés. La production comprenait l’argenterie de table, les ouvrages en niellure, les objets liturgiques et les revêtements d’icônes.

L’organisation du travail associait tradition artisanale et éléments du système manufacturier, garantissant une qualité constante et la capacité d’exécuter des commandes importantes. L’entreprise fonctionnait dans le cadre du modèle coopératif propre à l’orfèvrerie moscovite, collaborant avec de grandes maisons commerciales et des commanditaires privés.

Après le décès du fondateur, la direction passa à sa fille, Maria Vassilievna Semionova. Poursuivant la dynastie, elle conserva la base productive tout en introduisant un renouvellement artistique centré sur le développement des techniques d’émail.

TITRES, DISTINCTIONS ET COMMANDES

La fabrique collabora avec les principales maisons d’orfèvrerie de Moscou, notamment la Factory of Pavel Ovchinnikov, exécutant des commandes indépendantes et contractuelles.

Des œuvres de l’atelier sont conservées au State Historical Museum à Moscou, où sont préservées des tasses, gobelets et pièces ornées de niellure attribuées à la manufacture. Leur présence dans une grande collection muséale confirme l’importance de l’atelier dans l’histoire de l’orfèvrerie moscovite.

SPÉCIFICITÉ ARTISTIQUE ET TECHNIQUES

La première période d’activité se distingue par une gravure raffinée et une maîtrise assurée de la niellure. Les compositions présentent une structure dense et une adaptation précise de l’ornement à la forme de l’objet. Le dessin est intégré avec rigueur à la surface, maintenant un équilibre entre décor et volume. La niellure renforce la netteté graphique et le contraste ornemental.

Sous la direction de Maria Vassilievna Semionova, les techniques d’émail furent largement développées. La production comprenait des kovshi peints, des porte-verres émaillés, des coffrets et des tabatières. Les surfaces planes des couvercles étaient utilisées comme champ pictural pour une polychromie émaillée. L’usage d’un fond doré martelé soulignant la brillance de l’émail sur filigrane devint caractéristique. L’association du filigrane, de la dorure et de l’émail peint correspond à l’esthétique du Modernisme russe au tournant du XXe siècle.

HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE

La production de la fabrique reflète l’évolution de l’orfèvrerie moscovite, des traditions historicistes aux solutions décoratives du Modernisme russe. Les œuvres en niellure de la première période et les objets émaillés de l’époque de Maria Semionova illustrent la continuité dynastique et le développement des techniques artistiques au sein de l’école de Moscou.

Les pièces de l’atelier sont présentes dans des collections muséales et privées et constituent une source importante pour l’étude de l’orfèvrerie russe de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

HISTORIQUE DES PRIX

Le marché des œuvres de la fabrique de Vassili Semionov s’inscrit dans le segment de l’argenterie russe de la seconde moitié du XIXe et du début du XXe siècle. Des ventes confirmées sont enregistrées lors de ventes spécialisées d’art russe et de ventes internationales d’arts décoratifs.

Œuvres exceptionnelles: Les grands objets émaillés de composition complexe et de qualité muséale sont rares. Cette catégorie comprend des kovshi, des revêtements d’icônes et des pièces décoratives importantes en émail peint sur filigrane. La fourchette de marché confirmée se situe entre 50 000 € et 100 000 €, selon l’état de conservation, la rareté et la provenance documentée.

Œuvres rares: Services en niellure, revêtements d’icônes, coffrets et tabatières émaillés témoignent d’un intérêt soutenu des collectionneurs d’argenterie russe. La fourchette de marché se situe entre 10 000 € et 50 000 €, en fonction de la qualité artistique, de la conservation de l’émail, du poids de l’argent et de la provenance.

Œuvres de série: Les pièces de table en niellure et les objets au décor plus simple apparaissent régulièrement sur le marché de l’argenterie russe et constituent le volume principal des transactions. La fourchette de marché se situe entre 1 000 € et 10 000 €, selon l’état, le poids du métal et la qualité de l’ornementation.

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