Ivan Savelievitch Britsyn est un joaillier pétersbourgeois et maître orfèvre du début du XXe siècle, l’un des principaux représentants de l’art russe de l’émail. Ancien collaborateur de la maison Fabergé, il fonde l’entreprise « Russkaya Emal » et devient fournisseur des cours de membres de la famille impériale ainsi que du Cabinet de Sa Majesté. Il est reconnu pour son style d’auteur distinctif en émail guilloché.
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BIOGRAPHIE
Ivan Savelievitch Britsyn est né en 1870. Sa formation professionnelle s’est déroulée à Saint-Pétersbourg, où il travailla pour la maison Fabergé, comme l’atteste une note d’Eugène Fabergé mentionnant « ancien de nos employés » (Archives Tatiana Fabergé, Versonnex, France). En mars 1903, Britsyn obtint le titre de maître orfèvre et fonda sa propre entreprise, « Russkaya Emal », située au 12, rue Malaïa Koniouchennaya. L’atelier employait entre 10 et 15 artisans. Il décéda en 1952.
PARCOURS ARTISTIQUE
1903: Obtention du titre de maître orfèvre et fondation de l’entreprise « Russkaya Emal ».
1909: Les œuvres de la maison sont récompensées par une médaille d’or à l’Exposition artisanale de Saint-Pétersbourg.
1910-1917: Fournitures régulières aux cours de membres de la famille impériale et au Cabinet de Sa Majesté; forte demande sur le marché britannique.
1917: La Révolution met fin à la période de plein essor artistique.
1923: Durant la période de la NEP, Britsyn possède de nouveau son propre atelier.
1924-1952: Poursuite de l’activité professionnelle à l’époque soviétique; les informations relatives à cette période demeurent fragmentaires. Ivan Savelievitch Britsyn est décoré de la médaille « Pour la défense de Leningrad ».
STYLE, TECHNIQUE ET ORIENTATION ARTISTIQUE
L’œuvre de Britsyn s’inscrit dans la tradition de l’école joaillière pétersbourgeoise du début du XXe siècle, tout en affirmant une identité artistique propre. Son style ne relève pas de l’imitation de Fabergé et se distingue par des formes originales, un large dessin de guilloché à la géométrie inattendue, ainsi qu’une palette d’émaux translucides plus contrastée et plus dense. Les étuis à cigarettes ornés d’émail transparent bleu pâle et blanc constituent sa signature. Britsyn travaille l’or et l’argent, recourt à la dorure, réalise des objets en pierre et en purpurin, collabore avec A. Sumin et figure parmi les rares joailliers de sa génération à avoir exécuté des pendules de table.
HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE
Les œuvres d’Ivan Britsyn sont conservées dans des collections muséales et privées et occupent une place importante dans l’histoire de la joaillerie russe. Le Musée-réserve d’État de Peterhof possède la plus vaste collection de ses œuvres au monde. En 1989, les pièces de Britsyn furent présentées pour la première fois de manière particulièrement complète lors de l’exposition « Le Grand Fabergé » au palais d’Elaguine, contribuant à l’émergence d’un intérêt international durable. En 2003, à l’initiative du Musée-réserve de Peterhof, un monument a été érigé sur la tombe de Britsyn au cimetière Novo-Volkovskoïe.
ANALYSE DU MARCHÉ
Chefs-d’œuvre: Les œuvres d’auteur de niveau muséal, notamment les étuis à cigarettes et les pendules de table en émail guilloché, relèvent du segment supérieur du marché. La fourchette de prix indicative se situe entre 100 000 et 200 000 € lors de l’apparition de pièces exceptionnelles à provenance confirmée.
Atelier / Cercle: Le corpus principal des œuvres de la maison « Russkaya Emal » bénéficie d’une demande internationale stable et se cote aux côtés des objets Fabergé. La fourchette indicative se situe entre 50 000 et 100 000 €, selon la qualité des émaux, la rareté de la palette et l’état de conservation.
École / Suiveurs: Les œuvres plus simples ou tardives, ainsi que celles du cercle proche, sont généralement estimées entre 1 000 et 50 000 €. La demande est confirmée par les résultats obtenus lors des ventes des principales maisons de ventes internationales.