La fabrique Beilin et Fils figure parmi les maisons de joaillerie les plus notables de Saint-Pétersbourg à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, spécialisée dans la production d’objets en or et en argent de haute qualité artistique. En 1901, elle obtint le titre de Fournisseur de la Cour Impériale, consacrant son statut auprès de l’aristocratie et des cercles de cour de la capitale russe.
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HISTOIRE ET DÉVELOPPEMENT
L’entreprise de joaillerie fut fondée à Saint-Pétersbourg par Abram Solomonovitch Beilin-Levkov, qui en prit la direction en 1882. Son évolution s’inscrivit dans les tendances artistiques de la capitale à la charnière des siècles, combinant les traditions académiques de l’orfèvrerie avec des éléments de l’Historicism et du premier Art Nouveau. Au début du XXe siècle, l’entreprise prit un caractère familial, reflété dans l’appellation Beilin et Fils. La production se poursuivit jusqu’aux événements révolutionnaires de 1917.
TITRES, DISTINCTIONS ET COMMANDES
En 1901, la fabrique reçut officiellement le titre de Fournisseur de la Cour Impériale. Ses créations étaient destinées au Cabinet de Sa Majesté Impériale ainsi qu’à des commandes privées émanant de la noblesse, du corps des officiers et de la bourgeoisie aisée de Saint-Pétersbourg. Les œuvres étaient diffusées directement ou par l’intermédiaire des principales maisons de joaillerie et de commerce de la capitale.
SPÉCIFICITÉ ARTISTIQUE ET TECHNIQUES
La fabrique se spécialisait dans la production d’étuis à cigarettes, tabatières, coffrets, montres et accessoires de parade en or et en argent. Les œuvres se distinguent par la qualité du modelé, l’usage de la gravure, du niellage, de l’émail et d’incrustations de pierres semi-précieuses. Le décor révèle l’influence de l’Historicism tardif, du Néo-Rococo et du premier Art Nouveau, adaptés à des objets fonctionnels d’usage raffiné.
HÉRITAGE ET CHEFS-D’ŒUVRE
Parmi les œuvres de référence figurent des étuis à cigarettes en argent et en or, ornés d’émaux et de gravures, datant de la fin des années 1890-1900, réalisés pour le milieu de cour. Certains exemples sont conservés dans des collections muséales et de grandes collections privées, illustrant le haut niveau de l’orfèvrerie pétersbourgeoise au tournant du siècle et la culture des accessoires de parade de l’Empire russe.
ANALYSE DU MARCHÉ
Œuvres exceptionnelles: Commandes de cour de niveau muséal avec provenance documentée et exécution artistique complexe. Fourchette de prix estimée €200 000-1,2 million. Record: étui à cigarettes impérial en or émaillé, 1900, env. €1,1 million.
Œuvres rares: Étuis à cigarettes et tabatières en argent et en or avec décor gravé et émaillé. Fourchette de prix estimée €50 000-300 000. Record: tabatière en argent émaillé, 1905, env. €260 000.
Œuvres de série: Production courante de la fabrique sans décor complexe. Fourchette de prix estimée €5 000-50 000. Record: étui à cigarettes en argent, 1910, env. €45 000.