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Charmante composition baignée de soleil, exécutée dans les années 1930 dans l’esprit de l’impressionnisme tardif du grand peintre russe Konstantin Korovine. L’œuvre transporte le spectateur dans une atmosphère de lumière méridionale et de calme méditatif. Sur une nappe immaculée sont représentés un bouquet de roses, des pommes et une coupe de fruits, tandis qu’à l’arrière-plan scintille la mer, se fondant dans un air transparent. Comme dans ses célèbres « Bouquets au bord de la mer » peints à Gourzouf, la nature morte et le paysage se confondent en un seul souffle, devenant un hymne à la chaleur, à la lumière et à la joie d’exister.
La touche libre, les reflets nacrés et le jeu vibrant de la lumière créent une atmosphère où l’air lui-même devient le protagoniste. L’artiste unit les objets et l’espace en un accord musical de lumière, transformant la peinture en poésie de l’instant. Chaque mouvement du pinceau est empreint de cette sensibilité propre au maître, chaque geste vibrant de la joie de percevoir le monde.
Signature : En bas à gauche, en lettres latines : Const. Korovine.
Selon les sources historiques et les recherches scientifiques contemporaines, il n’existe aucune preuve attestée de natures mortes similaires exécutées par Konstantin Korovine à la fin de sa vie. L’expertise technologique indique que cette œuvre fut réalisée dans les années 1930, à une époque où l’artiste, déjà âgé, ne revenait pratiquement plus aux motifs issus de son célèbre cycle de Gourzouf (1910–1917). C’est durant ces années que Korovine peignit ses œuvres les plus lumineuses, telles que « Bouquets au bord de la mer » et « Roses avec vue sur la mer Noire », devenues symboles de la poésie de la lumière, de la paix et de la beauté du Sud de la Russie.
Les résultats de l’étude permettent de supposer que cette œuvre fut créée dans le cercle du maître, à l’époque où son fils, le peintre Alexeï Korovine (1897–1950), reproduisait sous la direction de son père les motifs favoris du cycle criméen. Ces compositions jouissaient d’une popularité constante auprès des collectionneurs et des admirateurs de Korovine — des émigrés russes établis à Paris — pour lesquels elles incarnaient non seulement la nostalgie de la patrie, mais aussi l’espérance d’une renaissance spirituelle de la Russie, de son retour à la lumière, à l’harmonie et à la liberté intérieure, telles qu’elles s’exprimaient dans l’art de Konstantin Korovine. La composition, la facture du pinceau et la texture picturale confirment l’appartenance de cette œuvre à la tradition artistique et à l’esthétique de l’école du maître.
Dimensions : 42 × 71 cm
Dimensions avec cadre : 66 × 86 × 11 cm
Matériau : Huile sur toile
État : Bon état. Légères salissures de surface, sans restaurations ni pertes. Toile dense et bien tendue.
Expertise : Mākslas un antikvāro priekšmetu eksperti, Riga, 10 juin 2025 (Dz. Temerova, L. Liepa). Attribué à Konstantin Korovine (1861–1939)
Provenance : Collection européenne privée
Contexte historique et biographique
Konstantin Alexeïevitch Korovine (1861–1939) fut l’un des plus grands peintres russes de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle, représentant de l’école impressionniste de Moscou, maître de la lumière en plein air et de la décoration théâtrale. Après son émigration en France en 1923, l’artiste s’installa près de Paris, où il continua à peindre des paysages intimistes, des natures mortes et des vues de la province française, imprégnés d’une nostalgie croissante pour sa patrie.
Son fils, Alexeï Korovine (1897–1950), devint également peintre et élève de son père, héritant à la fois de sa technique et de son univers thématique — paysages du Sud, natures mortes florales et vues urbaines des rues de Paris. Vivant en France, il participa à des expositions de la communauté russe en exil, mais ne connut jamais une large reconnaissance, demeurant dans l’ombre du grand nom paternel.
Lien artistique et question d’attribution
Dans les dernières années de sa vie, la peinture de Konstantin Korovine devint plus intime et profondément lyrique. Les recherches archivistiques et techniques indiquent qu’aucune nature morte comparable à la présente œuvre n’est documentée dans son corpus connu. L’expertise du support et de la couche picturale situe la réalisation de cette toile dans les années 1930, période où l’artiste, déjà âgé, s’éloignait progressivement de la création active et ne revenait que rarement aux thèmes de son célèbre cycle de Gourzouf (1910–1917).
Ces années passées en France furent pour lui un temps de réflexion et de mémoire. Sa peinture prit un caractère plus intérieur, empreint de douceur, de lumière et de mélancolie, évoquant la Crimée, le soleil et la liberté des rivages du Sud.
Les historiens de l’art soulignent qu’Alexeï Korovine poursuivit consciemment l’esthétique de son père, créant des œuvres partageant les mêmes recherches de lumière et de couleur. Ses tableaux — en particulier les natures mortes et paysages du Sud des années 1930 — furent souvent perçus par le public comme des œuvres tardives de Konstantin Korovine, à une époque où le maître peignait de moins en moins.
Des cas avérés montrent que certaines œuvres du fils furent signées du nom du père — non par volonté de tromper, mais pour des raisons pratiques : les tableaux de Konstantin se vendaient facilement, tandis que ceux d’Alexeï trouvaient difficilement acquéreur.
Cette pratique est confirmée à la fois par les témoignages oraux de la famille — souvenirs d’amis, correspondance, mémoires de Vera Korovine et lettres de Konstantin lui-même — et par les études scientifiques modernes : radiographie, analyses spectrales et comparaisons de pigments, révélant des différences de touche et de texture.
Les chercheurs contemporains s’accordent à reconnaître qu’une partie des œuvres d’Alexeï Korovine est effectivement entrée sur le marché de l’art sous la signature « K. Korovin », principalement des natures mortes et paysages des années 1930 réalisés sous la supervision ou avec la participation du père.
L’œuvre présentée appartient vraisemblablement à ce cercle. Elle unit la tradition picturale de Konstantin Korovine à la chaleur émotionnelle de son école, incarnant la lumière, l’harmonie et la continuité spirituelle de deux générations — le père et le fils.
L’œuvre est bien conservée.
La toile, en lin fin à tissage serré, est préparée des deux côtés et tendue sur son châssis d’origine. La surface est régulière, présentant une légère patine naturelle et quelques traces de poussière dues au temps. La couche picturale est stable, sans cloques, pertes ni signes de restauration visibles.
À la loupe, on observe un fin réseau de craquelures et une texture de touche régulière. Le liant est parfaitement polymérisé ; l’examen sous ultraviolet révèle une couche picturale homogène, sans ajouts ultérieurs.
Le châssis et les fixations sont d’origine, datés des années 1930. Le cadre est authentique, avec une patine douce et de légères marques d’usage. L’état général de conservation est bon, de qualité muséale.
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