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Rare icône de la Mère de Dieu de l’Humilité, réalisée dans la tradition moscovite des XVIe–XVIIe siècles. Peinte à la tempera sur panneau de bois, elle se distingue par un modelé délicat des visages, une palette ocrée raffinée et un tracé linéaire subtil, caractéristiques des ateliers de cette époque. La composition suit le type byzantin Eleousa, où le contact des joues de la Vierge et de l’Enfant exprime une tendre compassion et une profonde intercession spirituelle.
L’icône est enchâssée dans un oklad moscovite authentique du XVIIe siècle, d’une remarquable maîtrise. Réalisé dans des ateliers liés à la cour et aux monastères, il associe émaux cloisonnés et champlevés, nacre, verres colorés et reliefs appliqués. La riche ornementation végétale, exécutée avec rythme et précision, reflète l’esthétique de l’art décoratif moscovite du XVIIe siècle. Le revers conserve une ancienne étoffe de soie à décor floral.
Dimensions: 31 × 27 cm.
État: Bon état de collection conforme à l’âge. Peinture bien conservée avec léger craquelé et petites pertes de matière. Oklad avec traces naturelles du temps.
Provenance: Collection privée d’Alfred Schønebeck (1885–1931), représentant de la Great Northern Telegraph Company en Russie. Acquise à Moscou dans les années 1920, exportée au Danemark en 1929 et conservée dans la famille jusqu’à aujourd’hui.
Le type iconographique Eleousa compte parmi les images les plus profondément spirituelles de la tradition orthodoxe. Né dans l’art byzantin, il connaît un développement majeur en Russie aux XVIe–XVIIe siècles, lorsque l’école de Moscou élabore sa propre interprétation, combinant rigueur canonique et douceur émotionnelle.
Au XVIe siècle, Moscou devient un centre essentiel de peinture d’icônes, étroitement lié aux ateliers de la Chambre des Armures, où sont créées les œuvres les plus accomplies de l’époque. Le XVIIe siècle voit l’enrichissement du langage décoratif, l’essor de l’orfèvrerie et l’introduction d’une ornementation végétale complexe - parfaitement illustrée par l’oklad conservé.
De tels oklads étaient produits pour la cour impériale, les grands monastères et les familles aisées de Moscou, en témoignage de vénération et de prestige. L’union d’une peinture des XVIe–XVIIe siècles et d’un oklad du XVIIe siècle constitue un ensemble rare, emblématique de la piété russe avant les réformes de Pierre le Grand.
La provenance renforce encore l’importance de l’œuvre. La famille Schønebeck, active en Russie et en Sibérie au début du XXe siècle, acquit de nombreuses œuvres d’art russes dans les années 1920, au moment de la dispersion massive des biens ecclésiastiques. Conservée dans la même famille pendant près d’un siècle, l’icône témoigne du destin du patrimoine sacré russe dans les collections européennes.
Bon état conforme à l’âge. Traces naturelles du temps sur la riza et la peinture. L’icône conserve son intégrité décorative et sa force expressive.
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